Quand Le Bonheur se baladait dans le monde

Pour mesurer le temps, je peux utiliser celui qui s’écoule entre deux publications sur ce blog. Ce marqueur revient inexorablement tous les mois, tous les premiers lundis du mois précisément. Lorsque j’appuie sur le bouton « Publier » au début du mois, j’ai l’impression d’une longue plage de temps devant moi…Et puis pouf, il est temps de publier de nouveau.

Ce mois-ci, ce joli mois de mai, restons dans le thème de notre périple international de2022. Si nous avons un besoin vital de nouveautés, il est aussi utile de prendre le temps d‘apprécier l’existant. Or, depuis 10 ans, je me suis déjà souvent promenée hors des frontières françaises. Voici un aperçu de ces voyages qui montrent la variété des jardins thérapeutique, de l’hortithérapie et des écothérapies. Quelle énergie et quelle vision chez ces femmes et ces hommes rencontré.es depuis 10 ans !

Pour les mois qui viennent, je vous annonce quelques nouvelles destinations : l’Autriche et l’Allemagne, le Costa Rica et un bilan de l’hortithérapie dans les pays hispanophones. Et puis il va falloir aller explorer un peu plus en Asie, en Australie, en Afrique.

Sue Stuart-Smith, psychiatre et auteure de « L’équilibre du jardinier : renouer avec la nature dans le monde moderne » dans son jardin anglais (crédit photo gardenmuseum.org.uk)

EN EUROPE

ITALIE. En avril 2021, nous rencontrions Ania Balducci, hortithérapeute italienne formée en Angleterre et aux Etats-Unis, qui contribue à développer l’hortithérapie dans son pays à travers des projets et une formation universitaire. Pour compléter un lien pour se tenir au courant des actions de la Associazone Italiana Ortoterapia (ASSIOrt)

ANGLETERRE. Une autre rencontre, celle de Sue Stuart Smith. Elle est psychiatre et elle nous a offert en 2020 « L’équilibre du jardinier : renouer avec la nature dans le monde moderne ». Un des livres les plus inspirants sur les bienfaits de la nature et du jardin pour les personnes fragilisées. Sa sortie en pleine pandémie a fait beaucoup de bien. Il est devenu LE livre de jardinage de l’année pour le Sunday Times et un des 37 meilleurs livres de 2020 pour The Times. Autant dire qu’il aura rencontré un énorme écho en Angleterre et dans les nombreux pays où il a été publié.

ANGLETERRE. C’est grâce à Beth Collier que j’ai découvert l’écopsychothérapie. En 2018, elle nous expliquait comme elle pratique son travail de psychologue dans les parcs londoniens depuis plusieurs années. Elle prépare sur ce sujet un livre que j’ai hâte de découvrir. En attendant, merci à Beth de m’avoir inspirée car c’est en grande partie grâce à elle que je propose aujourd’hui des séances de psychothérapie dans la nature.

ECOSSE. Impossible de ne pas mentionner Trellis et Fiona Thackeray. Avec son équipe, elle organise depuis deux ans une série de séminaires internationaux dans l’âme. Dès 2015, cette ancienne de Thrive nous avait présenté Trellis, l’association écossaise d’hortithérapie.

SCANDINAVIE. En 2019, Philippe Walch, alors tout nouveau membre de la Fédération Française Jardins Nature et Santé et aujourd’hui actif dans son conseil d’administration, nous avait fait profiter d’un voyage personnel dans la Scandinavie biophilique avec une visite de Nacadia, le jardin thérapeutique initié par Ulrika Stigdotter et son équipe à de l’Université de Copenhague. Pour compléter ce tour dans le nord de l’Europe, regardez l’intervention d’Anna María Pálsdóttir au Trellis Seminar Series 2022. Elle y décrit l’expérience du jardin du Living Lab Alnarp Rehabilitation en Suède.

Salle de pause au jardin pour les infirmières d’un hôpital de Portland, Oregon (Etats-Unis), sujet d’une étude de Roger Ulrich.

EN AMERIQUE DU SUD ET DU NORD

PEROU. Je vous présente Daniela Silva-Rodriguez Bonazzi, hortithérapeute péruvienne également formée aux Etats-Unis. Depuis notre rencontre au Jardin du Luxembourg en 2019, Daniela a pratiqué, parlé, écrit. Voici quelques exemples de ses articles sur le blog du Horticultural Therapy Institute : auprès de personnes âgées en Argentine, pour des enfants en Equateur ou encore auprès d’enfants sur le spectre de l’autisme en Inde.

CANADA. Il s’en passe des trucs au Canada. Une de mes références est la Fondation Oublie pour un instant dont la fondatrice, Jeannine Lafrenière, est une personne que je croise régulièrement depuis plusieurs années. Sa mission : faire entrer la nature à l’intérieur des établissements de santé.

ETATS-UNIS. Choix difficile dans ce pays où j’ai passé le plus de temps, physiquement et à distance. J’attire simplement votre attention sur quelques personnes et programmes phares.

LIVRE « The Profession and Practice of Horticultural Therapy ». Le livre de Rebecca Haller, Christine Capra et Karen Kennedy, sorti en 2019, est incontournable si vous vous lisez l’anglais. Vous y retrouverez d’ailleurs quelques signatures françaises et européennes.

LIVRE « Therapeutic Landscapes ». Même chose pour le livre de Clare Cooper Marcus et Naomi Sachs, sorti en 2014. Indispensable, source d’inspiration, mise en contexte d’initiatives qui intègre la nature qui soigne dans les établissements de santé. Historiquement, ma première rencontre avec Clare Marcus Cooper il y a 10 ans.

« Une hortithérapeute californienne derrière les barreaux ». Je reste en contact avec Calliope Correia depuis notre rencontre dans une formation du HTI et je suis son implication intense dans son travail en prison. Une passionnée, une convaincue.

30 ans d’hortithérapie auprès des personnes âgéesKirk Hines a commencé sa carrière d’hortithérapeute depuis 1993 et il la poursuit auprès de personnes âgées dans la région d’Atlanta.

« Bénéficiaire » et témoinLe témoignage d’un homme pour qui le jardin thérapeutique d’un programme d’addictologie en Caroline du Nord a été salvateur.

Résilience et recherche. A New York, la résilience de Matt Wichrowski, hortithérapeute et chercheur, épate. Retrouvez ses publications en tant que chercheur et professeur associé dans le département de Médecine de Réadaptation à la Faculté de Médecine de NYU.

A Chamchamal dans le Kurdistan irakien, le Fondation Jyian (« vie » en kurde) a formé les thérapeutes qui accompagnent des adultes et des enfants traumatisés par la guerre à l’hortithérapie.

DANS LE RESTE DU MONDE

Force est de constater que les autres parties du monde sont peu représentées sur mon blog. L’attraction est tellement plus forte là où on a déjà des contacts. A améliorer !

Au Japon, j’avais présenté en 2015 l’état de la formation en hortithérapie, très inspirée des Etats-Unis ainsi que le travail du chercheur Mashiro Toyoda. Il a continué à explorer le sujet, notamment avec la publication en 2020 d’une étude sur les effets d’une activité d’arrosage régulière sur l’activation du lobe pré frontal chez des personnes âgées bien portantes. Du jardinage comme outil de prévention du déclin cognitif.

Au Kurdistan, nous avions découvert un programme de formation pour des thérapeutes spécialistes du psychotraumatisme qui accompagnent des réfugiés, un effort qui a rassemblé des experts de plusieurs pays. Le programme a également été présenté lors du Seminar Series 2022 de Trellis

Au Bénin. Concluons sur l’intervention de Josette Coppe, psychologue clinicienne et art-thérapeute, qui anime des ateliers d’expression et des ateliers thérapeutiques avec les équipes SOS villages d’enfants au Bénin depuis 2010 à travers son association Résonances. Elle avait partagé son expérience lors d’une table ronde en ligne organisée par Jardins & Santé en novembre 2021. Vous trouverez son intervention à la minute 59 dans cette vidéo, avec les témoignages filmés de deux professionnels béninois.

A Philadelphie, un « healing garden » en mémoire d’une pionnière de l’horticulture

Aujourd’hui, nous partons à Philadelphie avec Nicole Brès de Nature en Ville Thérapie pour visiter un « healing garden » à la mémoire d’Ernesta D. Ballard. A la fin de son billet, parcourez le jardin en photos. Nicole Brès est joignable à natureenvilletherapie (at)gmail.com.

 

« The world is a better place when everyone is included. » The Pennsylvania school of horticulture for women, class of 1954.

J’ai eu la chance d’aller quelques jours à Philadelphie. Là, à la Temple University, est dispensée une formation d’hortithérapie. Sur le campus à Ambler, à la « School of Environmental Design », on découvre plusieurs jardins qui servent de support aux cours d’horticulture, de design et d’hortithérapie (voir le programme du certificat).

Certains ont été dessinés et construits par les étudiants (Formal Native Plant Garden, Woodland Garden, the Wetland Garden and the Ernesta Ballard Healing Garden). Healing garden peut être traduit par jardin cicatrisant. Par une magnifique journée d’automne, j’ai découvert le « Healing Garden », jardin à la mémoire d’Ernesta Ballard, pionnière en horticulture qui, après une attaque cérébrale, s’est beaucoup intéressée au labyrinthe.

Ici, le sol est tapissé d’ardoise fortement pilée qui fait ressortir les pierres claires. Un thym rampant (thymus serpyllum variété albus) dessine le labyrinthe et recouvre petit à petit tout le minéral. Le muret de pierre sèche encadrant le jardin est bordé d’un côté de graminées, de l’autre de buissons. À l’entrée du jardin, en haut des deux marches, notre vue englobe l’ensemble. On peut faire un premier parcours visuel de l’entrée au centre du labyrinthe, c’est rassurant. J’ai aimé suivre le chemin de ce labyrinthe, où l’on ne se perd pas, jusqu’à la pierre plate qui marque le centre et repartir en enjambant le thym. .. avec des souvenirs de cours de récréation en asphalte gris bleu comme ici et des sautillement au-dessus de dessins à la craie.

Ce jardin est empreint d’une grande simplicité, les courbes atténuent le côté anguleux des pierres brutes, le végétal joue avec le minéral. Il a comme toile de fond des arbres qui ferment l’espace. Derrière on trouve des espaces ouverts et d’autres jardins.

Si l’entrée se fait par une allée peu couverte, on repart par un sous-bois où se cache un pont en bois au dessus d’une rivière sèche.

C’est un jardin où l’on vient sans outil, pour trouver un repos de l’âme et du corps, pour se mettre en relation avec la Nature, observer et ressentir.

Dans le livre de Clare Cooper Marcus et Naomi Sachs, « Therapeutic Landscapes », les « jardins cicatrisants » tiennent une place importante. Avant tout acte de jardinage, ils sont le premier lieu investi par ceux qui ont subi un traumatisme. Car, dans une nature apaisante et accueillante, devant certains paysages, nos souffrances se taisent. C’est pour moi un pan de l’hortithérapie peu mis en avant en France : être là, seulement là sans rien faire.

 

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Lecture obligatoire : « Therapeutic Landscapes » de Clare Cooper Marcus et Naomi Sachs

(Traduction du billet que j’ai écrit pour le blog du Horticultural Therapy Institute, juillet 2014)

9781118231913_cover.inddQuinze ans après la publication du livre Healing Gardens: Therapeutic Benefits and Design Recommendations de Clare Cooper Marcus et Marni Barnes, voici une version actualisée et révisée qui cite de nouvelles recherches et fournit une flopée d’études de cas fascinantes ainsi que des recommandations détaillées pour ceux qui réalisent des jardins pour les établissements de santé. Roger Ulrich, l’auteur de l’article très souvent cité «  La vue à travers une fenêtre peut influencer la récupération après une opération », signe la préface de ce nouvel ouvrage. Il écrit que « Les connaissances et les leçons qu’il offre seront cruciales pour augmenter le succès et la qualité de tout projet de santé qui propose des jardins ou d’autres formes d’accès à la nature. »

Nous ne pourrions pas être plus d’accord. Ce livre est une lecture obligatoire pour tout le monde dans le domaine. Raconter aux lecteurs de ce blog que les établissements de santé sont des endroits stressants où une connexion avec la nature peut aider les patients, les visiteurs et le personnel, c’est vraiment prêcher à des convertis. Mais les 300 pages de cet ouvrage important apportent de l’eau à leur moulin avec les dernières recherches en date et fournit des lignes directrices détaillées pour la conception de jardins thérapeutiques en général et pour plusieurs populations spécifiques en particulier (enfants, patients atteints de cancer, personnes âgées, celles atteintes d’Alzheimer et autres démences, résidents en hospice, anciens combattants et personnes en rééducation). Comme l’expliquent les auteurs, le livre s’adresse aux responsables et aux bailleurs de fonds des établissements de santé, mais aussi aux architectes paysagistes et autres concepteurs afin qu’ils puissent communiquer ensemble plus efficacement.

Clare Cooper Marcus

Clare Cooper Marcus

Naomi Sachs

Naomi Sachs

Clare Cooper Marcus et Naomi Sachs soulignent l’importance de la « conception fondée sur les preuves » (« evidence-based design”) dont la validité a été confirmée par 25 ans de recherche ainsi que d’un processus de conception participative impliquant des équipes interdisciplinaires et toutes les parties prenantes. Les deux auteurs, la première professeure émérite au département d’Architecture à l’Université de Berkeley et l’autre directrice et fondatrice du réseau Therapeutic Landscapes Network, définissent les termes qu’elles utilisent. D’une part, les « healing, therapeutic or restorative gardens » sont des jardins où les participants peuvent « s’asseoir, marcher, regarder, écouter, méditer, faire une sieste, explorer ». D’autre part, les « enabling gardens » proposent des activités « dirigées par un hortithérapeute professionnel, un ergothérapeute, un kinésithérapeute ou d’autres professionnels apparentés en collaboration avec les autres membres du personnel soignant. »

Certes, le livre consacre plus d’attention aux « restorative gardens » qu’aux « enabling gardens » bien que Teresia Hazen de Legacy Health à Portland en Oregon ait contribué deux chapitres, dont un qui est intitulé « Horticultural Therapy and Healthcare Garden Design ». En outre, Marni Barnes qui a coécrit le livre original avec Clare Marcus Cooper a également contribué un chapitre intitulé « Planting and Maintaining Therapeutic Gardens ».

Décrit dans le livre, le Olson Family Garden à l’hôpital pour enfants de Saint Louis est une oasis de 750 m2 installée en terrasse.

Décrit dans le livre, le Olson Family Garden à l’hôpital pour enfants de Saint Louis est une oasis de 750 m2 installée en terrasse.

En guise d’introduction, un chapitre est consacré à l’histoire des espaces extérieurs pour les malades depuis la Grèce antique. Parmi les types et les emplacements de paysages thérapeutiques avec leurs avantages et leurs inconvénients, les auteurs décrivent les grands parcs, les espaces détournés, les sentiers pédestres, les jardins en entrée ou à l’arrière des bâtiments, les patios, les jardins sur les toits et d’autres encore. En conclusion, les questions de financement et d’évaluation des jardins thérapeutiques sont abordées. Les nombreuses études de cas avec descriptions, plans, photos, les points clés et les problèmes possibles – dont quelques exemples sont choisis en dehors des Etats-Unis – forment le cœur de cet ouvrage qui devrait servir d’inspiration pour toute une nouvelle génération de concepteurs de jardin dans les établissements de santé.

Pour rappel, l’association Jardins & Santé organise son symposium les 17-18 novembre 2014 à Paris. Vous pouvez prendre connaissance du programme et vous inscrire en ligne. Un rendez-vous incontournable où vous pourrez rencontrer beaucoup d’acteurs interviewés sur ce blog et beaucoup d’autres acteurs.

Therapeutic Landscapes: An Evidenced Based Approach to Designing Healing Gardens and Restorative Outdoor Spaces, by Clare Cooper Marcus and Naomi Sachs (Wiley, 2014). Disponible sur Internet ou dans les librairies anglophones. En anglais uniquement.

Clare Cooper Marcus, spécialiste des jardins thérapeutiques

Clare Cooper Marcus

Clare Cooper Marcus n’est pas à proprement parler une spécialiste de la thérapie horticole. Son expertise est ailleurs : concevoir des jardins et des espaces verts en milieu médical. Professeur émérite à l’université de Berkeley à la fois dans les départements d’architecture et de paysagisme, elle a étudié les effets bénéfiques des jardins sur la santé et l’état d’esprit des patients. Elle est positive : la majorité des malades se sentent plus calmes lorsqu’ils peuvent profiter d’un jardin à l’hôpital. J’ai eu le plaisir de l’écouter il y a quelques mois lors d’une causerie au Gardens at Heather Farm.

« Autrefois, on comprenait que la nature avait un effet sur la guérison. Il suffit de voir les cloitres », explique Clare Cooper Marcus, bob de cheveux blancs et pointe d’accent anglais. « Mais à partir du milieu du 20e siècle, on a construit des hôpitaux gratte ciels qui ressemblent à des sièges sociaux de corporations. Il n’y avait pas de place pour s’asseoir dehors, pas d’espace vert. »

Pourtant, dès 1984, une étude de Roger Ulrich de l’université de Texas A&M prouve que voir un bout de nature par sa fenêtre d’hôpital a des effets bénéfiques sur la convalescence. Deux groupes de patients se remettent de la même opération dans un hôpital de Philadelphie. Ceux qui ont une vue sur des arbres restent moins longtemps à l’hôpital, prennent moins de médicaments contre la douleur, développent moins de complications et sont de meilleure humeur que ceux qui font face à un mur de béton !

Entre son travail universitaire et les projets de son cabinet de consultants, Healing Landscapes, Clare Cooper Marcus a visité, évalué et conçu des centaines de jardins hospitaliers pratiquement sur tous les continents. Elle leur attribue plusieurs bienfaits. « C’est une opportunité de faire de l’exercice. Le jardin redonne un peu de contrôle au patient qui peut choisir de sortir, peut-être de déplacer une chaise à son goût. C’est aussi un endroit pour ressentir le soutien social de ses amis, surtout si on a conçu des espaces semi privés. Enfin, on y est au contact de la nature, des odeurs, des textures, des couleurs, des oiseaux. »

Elle est consciente que les jardins en milieu hospitalier sont devenus une mode, aux Etats-Unis du moins, avec des réalisations de valeur inégale. Elle décrit avec enthousiasme le jardin du Rusk Institute of Rehabilitation Medicine qui donne aux jeunes patients un jardin où crapahuter et faire de la thérapie sans en avoir l’air. Mais elle est attristée par sa disparition programmée pour agrandir l’hôpital.

Healing Gardens par Clare Marcus Cooper

Clare Cooper Marcus n’est pas seulement une théoricienne (son livre Healing Gardens : Therapeutic Benefits and Design Recommendations est une bible). Alors qu’elle suivait elle-même une chimiothérapie dans un hôpital californien qui avait fait l’objet d’une de ses études, elle a pu faire l’expérience des bienfaits de la nature par elle-même. « Après les séances, j’allais m’asseoir sous un grand chêne et me ressourcer avant de rentrer chez moi », dit-elle. Et de conclure, « Nous devons nous faire les avocats de la nature qui nourrit l’esprit et l’âme. »