Surmenage et nature : la Haute Filotière ouvre ses portes le 28 septembre

Nicole Brès nous avait présenté le projet de la Haute Filotière après une visite sur place à Meignanne-Longuenée en Anjou au début de l’année. L’association EcosSanté qui porte ce projet très original de centre de prévention du burn out à travers la médiation végétale invite à une visite des lieux le jeudi 28 septembre 2017 à 14h30. Cet événement sera aussi l’occasion pour la Fondation Truffaut d’officialiser son soutien financier au projet.

Outre l’axe du surmenage et du burn out, l’originalité de la Haute Filotière est de fédérer des chercheurs de l’Agrocampus-Ouest d’Angers et du Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire. On a hâte de voir comment la Haute Filotière pourra aider les personnes accueillies et quelles leçons utiles à tous les chercheurs tireront de ces expériences.

Tous les détails et les contacts dans ce document

Tous les détails et les contacts dans ce document

.

Romain Rioult, jeune ingénieur en paysage

En octobre dernier, j’étais tombée, au détour de Google Scholar, sur le mémoire de fin d’études de Romain Rioult tout récemment diplômé de l’Institut Supérieur des Sciences Agronomiques, Agroalimentaires, Horticoles et du Paysage à Angers (Agrocampus Ouest). Son titre est prometteur : « Intégrer les principes des jardins à vocation de soin au projet de paysage, pour une approche environnementale des établissements de santé ». Il se base sur son expérience au sein d’Alzhea, l’agence environnementale spécialisée en gérontologie de Servane Hibon, sa maître de stage.

Dans son mémoire, il raconte ses expériences de terrain et offre un cadre théorique, en terminant par une question. « Un nouveau type de Paysagiste concepteur? ». Une question à laquelle il commence à apporter une réponse : « Aujourd’hui, le jardin s’établit de plus en plus comme un territoire à part, de liberté et contre-pouvoir. Se voulant participatif, écologique, éducatif, mondialisé et libre, il porte ses valeurs. L’application de ses principes encourage cette dynamique de ‘métissage’. En effet, l’approche ne peut être envisagée sans l’appui des géographes, des soignants, des architectes, des agents d’entretien, des thérapeutes spécialisés mais aussi des familles. Par ailleurs, la participation des habitants demandera sans doute des compétences issues de formations en sciences sociales. L’aménagement de l’espace peut alors dépasser la dimension du simple usage en portant des sentiments, des mémoires, des valeurs et des symboles », écrit Romain. Je vous encourage à découvrir le reste de son mémoire…

Un espace de la clinique psychiatrique de la Chesnaie à Chailles  montrant le travail sur l'horizon et sur les cheminements (mai 2014).

Un espace de la clinique psychiatrique de la Chesnaie à Chailles montrant le travail sur l’horizon et sur les cheminements (mai 2014).

Depuis octobre, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Romain. Aujourd’hui, le jeune ingénieur est donc sorti de l’école avec une spécialité (l’ingénierie des territoires et l’assistance à maitrise d’ouvrage sans oublier sa formation en horticulture) et une vraie sensibilité (« en tant que paysagiste, je veux avoir une approche à taille humaine de projets qui prennent en compte l’humain de plus en plus présent dans les espaces et la santé »). Il cherche un emploi, pas nécessairement dans les jardins à visée thérapeutique. On sent chez lui une réticence à trop se spécialiser dans la « niche » des jardins à visée thérapeutique, mais aussi une forte envie de garder ce lien…D’origine normande, il est pour l’instant de retour à Caen où il cultive son jardin et multiplie les contacts (en novembre, il était au symposium de Jardins & Santé). Son énergie et sa sensibilité raisonnée ont tout pour séduire un futur employeur ou des clients dans le cadre de missions. Je souhaite bonne chance à Romain à l’aube d’une carrière pleine de possibilités.

Je suis aussi heureuse de vous annoncer que vous le retrouverez bientôt sur le Bonheur car il va nous raconter son expérience à la maison médicale Jeanne Garnier (Paris, 15e). En plus de Romain, d’autres contributeurs vont venir apporter leur grain de sel sur ce blog dans les mois à venir. Pour garder un peu de suspense, je ne vous révèle pas encore leurs noms….En tout cas, un nouveau bonheur pour eux, pour vous et pour moi.

Pour rentrer en contact avec Romain, voici sa page LinkedIn et son email (romainrioult26 (at) hotmail.fr).

Chantier du parcours de psychomotricité de la maison médicale Jeanne Garnier à Paris dans le cadre de son stage à Alzhéa (juillet 2014).

Chantier du parcours de psychomotricité de la maison médicale Jeanne Garnier à Paris dans le cadre de son stage à Alzhéa (juillet 2014).