Financer un jardin : conclusion

Pour conclure cette série sur le thème du financement, voici quelques expériences et quelques pistes pêle-mêle. Par ailleurs, je vous annonce une petite pause de trois ou quatre semaines pour cause d’examens finaux dans la dernière ligne droite de la licence de psychologie entreprise en 2013. A très bientôt. 

 

Alain Flandroit, le concepteur du Grand Jardin au CHP de Mons-Borinage en Belgique (au premier plan). Photo © Avpress.

Alain Flandroit, le concepteur du Grand Jardin au CHP de Mons-Borinage en Belgique (au premier plan). Photo © Avpress.

Dans tous les pays, les créateurs de jardins thérapeutiques recherchent des fonds comme le montre l’expérience d’Alain Flandroit au « Grand Jardin » de l’hôpital Chênes aux Haies en Belgique. Comme il l’avait expliqué, il a reçu 10 000 euros dans le cadre du concours « Colour Your Hospital » de la Belfius Foundation, un budget qui lui avait permis de se procurer serres tunnels, outils, plantes et semences. Certains hortithérapeutes, comme Kirk Hines à Atlanta, ont la chance d’avoir un spécialiste du développement au sein de leur établissement qui recherche des financements pour leurs programmes.

En France, les deux sources principales vers lesquelles peuvent se tourner les porteurs de projets de jardins de soins, sont l’association Jardins & Santé et la Fondation Truffaut. La première soutient depuis 2004 la création de jardins « dans les établissements hospitaliers et médicosociaux qui accueillent des personnes atteintes notamment de maladies cérébrales – autisme et TED, maladie d’Alzheimer, épilepsies, dépression profonde, etc… », mais aussi la recherche clinique. Je reviendrai bientôt sur les six lauréats de son dernier appel à projets. Quant à la Fondation Truffaut, elle distribue également des aides à des jardins en cours de création ou d’expansion tout en organisant depuis 2013 un prix qui a changé de forme l’année dernière. Deux incontournables dans le paysage du jardin à but thérapeutique en France.

Mais il ne faut pas négliger les nombreuses autres fondations françaises, dont on trouvera la liste notamment sur ce site ou sur celui-ci. Et le financement participatif ou crowdfunding, si populaire chez les artistes et les startups ? « J’ai essayé la plateforme Ulule, mais nous avons été refusés immédiatement. Je pense que c’est la somme qui ne les a pas intéressés. Il faudrait peut-être voir avec KissKissBankBank », raconte Paule Lebay. Si quelqu’un a pu financer un jardin thérapeutique de cette façon, qu’il ou elle se manifeste ! Autre solution qui se pratique aux Etats-Unis, le bénévolat d’entreprise : le jardin où j’ai eu l’occasion de pratiquer en Californie bénéficiait ainsi du soutien de l’employeur de l’hortithérapeute qui intervenait, quant à elle, en tant que bénévole. Voir l’histoire de Marge Levy. En France aussi, c’est possible. Par exemple chez PwC.

Une chose est sûre : trouver des financements pour faire naitre et maintenir un jardin de soin demande de la persévérance et une bonne dose de créativité.

2 réflexions au sujet de « Financer un jardin : conclusion »

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